13 mars 2006
Le dénouement d'une si longue histoire

Et les autres enfants, que deviennent-ils ? Capiam grandit,
et si le "nid" des Orlithe des en pleine guerre, l'avantage, c'est
que à l'extérieur, cette petite famille s'entend bien. Faranth, Kylara, Canth
et Capiam sont maintenant au même lycée, et tous entre eux s'entendent plutôt
bien. La maison du marais est sur la route du lycée, et plutôt que de se faire
ramener par la limousine de l'Orlithe, ils préfèrent rentrer à pieds. Là,
Kylara et Capiam discutent de la fac. Capiam est prêt à y aller, il ne lui
manque plus que l'autorisation de son père, alors que Kylara est bien trop
jeune.
-Roh, Capiam, dis donc, tu m'inviteras, quand tu seras
là-bas, hein ? Comme ça, je pourrai découvrir le campus avant tout le monde et
ils seront tous verts au bahut !
-Ouais, bien sur p'tite cousine, mais t'emballe pas, papa
n'a pas encore dit oui.
-Ah. Bon, ben je dois y aller…"
Hé oui, le sujet du père de Capiam est toujours sensible !!
Capiam hocha la tête et sourit. Il savait bien que ses
cousines avaient une dent contre son père. Mais qu'est-ce qu'il y pouvait, lui
? Il se contenta de rentrer et de préparer le souper du soir. Car ce soir,
c'était le grand soir, il allait parler de l'université à son père.
-Papa, faut que je te demande un truc.
-Oui, de quoi ?
-Ben heu… De l'université, en fait…
-Ah. Il est donc temps ?
-Ben heu, en fait, je me demande s'il n'est pas temps que
j'y aille.
-C'est toi qui décide, mon grand.
-Ah bon ?
-Tu parais surpris. T'attendais tu à ce que j'ai le même
caractère que Mirrim ?
-Ben un peu en fait.
-Mirrim a ses raisons d'empêcher Faranth d'aller à la fac.
Je n'ai aucune raison de t'en empêcher, je ne vois pas pourquoi je le ferais.
Ça me rend triste que tu t'en ailles, mais je savais que ça finirait par
arriver."
Capiam sauta dans les bras de son père.
-Oh papa, t'es vraiment formidable !
-Ah ! Ah ! Merci bien !
-Et puis je ne m'en vais pas pour toujours, je reviendrai tu
sais !
-Mais j'espère bien, mon garçon !
-Hé hé,
trop fort ! Ecoute, faut que j'aille le raconter à mes copains. Je sors, je
rentre pas tard
Alain hocha la tête. "Ah, la jeunesse…"
murmura-t-il… Sa solitude fut cependant de courte durée. Il reçut immédiatement
après un coup de fil de Mirrim lui annonçant sa venue. Le temps qu'il se change
pour la recevoir, elle sonnait à sa porte.
-Bonjour mon amoureux !
-Bonjour mon douce, lui répondit Alain en l'enlaçant.
Qu'est-ce qui te met de si bonne humeur ?
-Juste ta présence, mon cœur…
-Juste ? Et bien c'est flatteur…
-Oh, excuse moi, c'est juste que… à la maison, c'est pas ça.
Depuis le départ de Paco, tout va de travers…
-Tout n'est pas de la faute de Paco. Ça a presque coïncidé
avec l'arrivée de Valentine, non ?
-Oui, c'est sûr, tu as raison. C'est juste que… ça m'énerve,
voilà tout.
-Hé oui. Mais aujourd'hui, ma douce, j'ai une proposition à te
faire qui va te faire changer d'humeur ?
-Ah oui, quoi ?
-Je vais te le dire, mais avant, j'aimerais que tu prennes
en considération que c'est une demande qui va changer ta vie, et j'aimerais
qu'elle la change.
-Que ?
-S'il te plait, laisse moi parler. Mirrim, je t'aime comme
au premier jour, mais je n'aime pas te voir te ronger comme ça. Oublie Paco,
oublie Valentine et réconcilie toi avec Faranth.
-C'est une condition à ta demande, ou quoi ?
-Tu vois, ma douce, tu t'énerves très vite… Non, ce n'est
pas une condition. C'est quelque chose sur lequel j'aimerais que tu
réfléchisses et que je souhaiterais voir se réaliser. Mais ça n'a rien d'une
condition. Et pour te le prouver, je vais te poser la question maintenant, tu
réfléchiras plus tard…
Mirrim rosit, n'osant espérer que la question serait celle
qu'elle brûlait subitement n'entendre. N'était-elle pas prête, après tout ?
Tout le monde savait, elle n'attendait plus que de vivre ça au grand jour.
Alain posa un genou à terre et commença à parler :
-Mirrim, ma douce, voici près de 6 mois que nous avons tombé
les masques et que nous vivons au grand jour. Nous nous étions promis de
réfléchir, et je dois t'annoncer que j'ai réfléchi tout mon soul. Je t'aime
comme l'adolescent que j'ai été et je t'aimerai jusqu'à ma mort. Mirrim, tu
n'as jamais été mariée avec Paco, j'ai l'impression que ce n'est que pour que
nous puissions consacrer notre union. Mirrim, ma belle, ma douce Mirrim,
lumière de ma vie, veux-tu m'épouser ?
Un grand sourire vint éclairer le visage de Mirrim.
-Mon chéri, j'avoue que moi, je n'y ai pas vraiment
réfléchi. Mais mes sentiments ont mûri, et je suis sûre d'une chose
aujourd'hui, Alain, c'est que je ne peux te répondre qu'un grand oui !
La chose étant entendue entre eux, les deux tourtereaux
décidèrent de se marier au plus vite. Attention, sans précipitation, mais avec
vitesse. Comme d'autres amoureux avant eux, ils échangèrent leurs vœux sous
l'arche familiale, un magnifique soir étoilé. Les invités étaient le nombre
minimum, d'autant plus que Faranth boudait toujours. Brekke avait bien tenté de
la persuader, en lui expliquant qu'un jour elle regretterait, mais bon, rien
n'y avait fait.
Malgré
tout, j'ai un secret à vous confier : Mirrim a l'air d'avoir fait la paix avec
les autres, mais surtout avec elle-même, et on dirait qu'il s'en fichent
drôlement, ces deux là, des absents…
Et bien nous y voilà ! Les deux tourtereaux connaissent enfin le bonheur et la paix, depuis le temps qu'ils l'attendaient... Rah là là, c'est beau l'amour !
Enfin, toujours est-il que ma collection de photo d'avances vient de s'épuiser aujourd'hui. J'en suis fort désolée, mais les mises à jour ne seront donc plus à cette admirable fréquence qu'est une fois par semaine. D'autant plus que je n'ai pas joué depuis longtemps avec ma famille Legacy pour me consacrer à Ymaëlle. Mais, ça ne saurait durer, ils me manquent tous... A bientôt





